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Cahier
ressources sur "Le Sol"
Sol
et agriculture
Que
ce soit dans l'agriculture ou dans la culture des peuples, de tous temps
on parle de "terre nourricière". L'agriculteur a longtemps bénéficié
de ce préavis favorable : il nourrissait la population, occupait
harmonieusement l'espace rural, mettait en valeur la fertilité des sols,
cultivait de nombreuses espèces, entretenait les forêts, élevait du bétail,
... Du moins était-ce ainsi que l'agriculteur était considéré, un
homme heureux !
Puis
est venu le temps des impératifs économiques, de la course aux
rendements, des sélections spécifiques, de la mécanisation, de
l'intensification. Durant ce temps, les Etats ont massivement soutenu
l'agriculture.
On
s'est ensuite rendu compte des problèmes que posait cette agriculture-là,
en même temps que se faisait jour une réflexion sur ses coûts. Le tout
dans un contexte de globalisation des marchés et de prise de conscience
écologique.
Les
réponses sont venues de la politique, paiements directs subordonnés à
des prestations en faveur de l'environnement, de la technique, la
production intégrée (PI), appelée désormais Prestations Ecologiques
Requises (PER), et ses exigences très précises.
En
10 ans, certains résultats sont significatifs d'une amélioration des
pratiques et de l'état de l'environnement, par exemple au niveau des
engrais : -27% d'azote, -50% de phosphore, -56% de potassium.
Ces
efforts doivent être poursuivis et même accrus afin de préserver la
diversité biologique et la qualité de notre environnement, le sol y
compris. Cependant elles exigent un soutien politique fort et une
motivation réelle des acteurs en jeu. Plus particulièrement des paysans
qui, finalement, sont ceux à qui on demande de prendre le plus de risques
avec leur revenu. Qui peut en effet leur affirmer que les paiements
directs seront assurés dans l'avenir ?
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